28.05.2008
Ciné qui rit, Ciné qui pleure
Dimanche le cinéma riait et hier, le Cinéma pleurait ... En quelques jours à peine, le cinéma et nous avec, est passé du rire au larmes. 
Dimanche, le Cinéma Français était à la fête. A Cannes, Laurent Cantet Remportait la Palme d'Or avec son film "Entre les Murs". Tout une classe, tout un collège ... laissait exulter une joie sincère pour ces minots qui avaient conquit le coeur des membres du jury. Les spécialistes y sont allés de leurs petites phrases, comme quoi le cinéma français n'était pas mort ... comme si on en doutait ... pas besoin d'une palme pour le constater, Amélie Poulain, les Cht'is, La Môme ... nous l'on prouvé par le passé ... Dimanche le cinéma était heureux, un fim d'auteur était récompensé, et c'était une lumière sur le travail des acteurs, des réalisateurs, des producteurs ...
Et puis, il y a fallu qu'hier nous apprenions le décès de ce cher Sydney Pollack. Il était peut-être très malade, mais même à 73 ans, il était encore jeune et bourré de talents. Au cours de son passage dans le monde du cinéma, Sydney nous aura laissé une filmo éblouissante. Né en 1934 à Lafayette dans l'Indiana, il a déménagé à New-York à 17 pour y apprendre le métier d'acteur. Il se lance dans la réalisation de films en 1965 avec "The Slender Thread" ("Trentes minutes de sursis"). Sydney Pollack est considéré par ses pairs comme l'un des réalisateurs les plus fécond de l'après-guerre, au talent pour s'essyer à tous les genres, du plus romantique au meilleur suspense. Il aimait raconter des histoirs d'amours sur fond d'exotisme et de conscience sociale.
De lui, on retiendra : "Les 3 jours du Condor", film politique avec Robert Redford de 1975 ; "Out of Africa" avec Méryl Streep et de nouveau Robert Redford en 1986, film qui lui valu 7 oscars dont celui du meilleur film et du meilleur réalisaateur ; "On achève bien les Chevaux" ; "Tootsie" avec Dustin Hoffman ; "L'interprête" avec Nicole Kidman et Sean Penn (celui-là même qui a offert la Palme d'Or à la France cette année) ; son dernier film en 2005, "Esquisse de Franck Gehry", un documentaire sur l'architecte du musée Guggenheim de Bilbao. Malade, il avait dut arrêter en Août 2007, le tournage de "Recount", satire sur les élections présidentielles américaines de l'an 2000 et le fameux recomptage de voix en Floride.
George Clooney lui rend un très bel hommage dans le dernier "Variety" : "Sydney rendait le monde un peu meilleur, les films un peu meilleurs, et même le dîner un peu meilleur. Un coup de chapeau à quelqu'un de classe. Il manquera terriblement."
Ce qui est sûr, c'est que plus que jamais, le cinéma continuera de vivre. Car quand certains partent, aussi grands soient-ils, d'autres arrivent avec pleins de talents à nous faire découvrir.
Longue vie à Laurent Cantet et à tous les autres, célèbres ou anonymes, qui veulent que le cinéma vive et resplendisse !
23:03 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.05.2008
Réactions de Marc Lévy
Comme vous l'avez compris, je suis une très grande fan des livres de Marc Lévy, et j'aime également beaucoup comment l'auteur s'exprime et réagit à ce qui l'entoure ... Je voulais donc vous le faire partager.
Sur la violence : "Quand j'avais 18 ans, on ne pouvais pas traverser la dalle de La Défense. Et la police n'entrait pas à Clichy après 23h. La différence aujourd'hui, c'est qu'on brûle des voitures et qu'avec les caméras, ça se voit de plus loin. La violence urbaine à toujours existé. J'ai l'impression qu'on a affaire à des réseaux plus organisés."
Sur Cannes : "J'adore le cinéma. Mais le festival de Cannes, ce n'est pas vraiment mon truc. J'aime bien le regarder à la télé, mais le côté strass et paillettes m'ennuie un peu aussi ... Pour ce qui est de mon dernier coup de coeur au cinéma, je pense aux "Citronniers", un film sublime."
Sur la Birmanie : "Ce qui est en train de se passer en Birmanie, c'est la naissance d'un drame humanitaire devant lequel on reste impuissants, avec toutefois une certaine lacheté politique. Pas mal de gouvernements de pays occidentaux n'ont eu aucun état d'âme à aller en Irak. Mais on a plus d'états d'âme aujourd'hui à faire des larguages de denrées alimentaires, de peur de violer l'espace aérien de la Birmanie. Il y a 2 millions de personnes en danger de mort imminante, prises en otage par un gouvernement de lâches. Il ne s'agit pas de changer le gouvernement birman. Il s'agit simplement d'aller larguer des vivres. Les grands pays démocratiques sont coupables de non-assistance à peuple en danger. C'est un génocide, passif certes, mais en direct."
Sur les OGM : Ce qui s'est passé à l'Assemblée m'a vraiment énervé. Parce que le débat sur les OGM est capital. A-t-on de vraies raisons de penser qu'en laissant la voie libre aux OGM, on mourra tous d'un cancer dans 25 ans, en ayant au passage engraissé les multinationales de l'agroalimentaire ? Ou est-ce qu'il faut laisser crever les deux tiers de la planète qui, en l'état actuel des choses, ne peuvent pas se nourrir ? Je n'ai pas la réponse à cette question. Mais on ne peux pas être à la fois contre les OGM et manifester ensuite contre la fin dans le monde. Quand on est 7 milliards d'êtres humains sur Terre au lieu de 3,5, eh bien il faut trouver des moyens de nourrir tout le monde sans épuiser la planète. Si le débat des OGM devient un débat droite-gauche, c'est un crime de démocratie. Cette problématique devrait être interdite de clivage politique. Il faudrait d'urgence enlever la parole aux politiques, pour la redonner à la société civile."
Une vidéo de son passage à Métro France : http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/05/15/MHHI1GaGAwP...
Une interview dans les locaux de Métro France : http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/05/14/A6olce8gcdv...
Je ne sais pas vous, mais pour ma part, je trouve ses propos assez justes dans l'ensemble. Et en plus, il ne manie pas la langue de bois ... J'aime les hommes et les femmes francs et honnêtes, et Marc Lévy fait partit de ces hommes là.
Enfin, à cette adresse vous pourrez lire le premier chapitre de son tout dernier livre ... "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites". Sortit le jeudi 15 mai, j'en ai déjà commencé la lecture et je suis déjà accro à vouloir connaître la suite et la fin ... : http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/05/14/Ge4q16ECPlW...
Allez ... j'y retourne !
23:52 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2008
Cannes 2008 : c'est parti !
Le réalisateur français Claude Lanzmann, vient ce soir de déclarer ouvert le 61e Festival de Cannes. La cérémonie d'ouverture a été marquée par la prestation musicale de Richie Havens devant un Sean Penn particulièrement ému, et un Edouard Baer plus vrai que nature en maître de cérémonie. L'acteur et réalisateur américain, Président du jury, a remarqué, sur la scène du Grand Théâtre Lumière, que "Cannes a toujours sélectionné de grands films et de grands acteurs". Il a dorénavant, avec son jury, une dizaine de jours devant lui pour visionner les 22 films de la compétition et rendre son palmarès le 25 mai prochain. Action !
Un peu d'histoire : Il s'agit du 61ème festival depuis sa création en 1946. A l'origine, ce festival avait été organisé par la France pour faire briller le cinéma quelque peu ternit sur le festival de Venise à la din des années 30. D'ailleurs, le premier Festival du Film de Cannes aurait dû avoir lieu en 1939. Tout était prêt pour accueillir une grande fête du cinéma du 1er au 20 septembre 1939. Mais celui-ci a dû être annulé à cause de l’entrée en guerre imminente de la France contre l’Allemagne et ferme suite à l’invasion de la Pologne par Hitler ...
D'ailleurs, vous ne remarquez pas un peitit quelque chose ? De 1946 à 2008, ça donne 62 ans ... non ? Pourquoi donc n'en sommes nous donc qu'au 61ème ? La raison est simple, les évènement de Mai 68, ont eu raison des organisateurs, et le festival s'est arrêté avant la fin cette année là.
Donc nous sommes en 2008 ...
Présentation du Jury
Le Jury 2008 est présidé par Sean Penn (acteur, réalisateur, scénariste américain), et se compose des personnalités suivantes :
Natalie Portman (actrice américaine), Alexandra Maria Lara (actrice allemande), Marjane Satrapi (auteure-réalisatrice franco-iranienne), Jeanne Balibar (actrice française), Sergio Castellitto (acteur-réalisateur italien), Alfonso Cuaron (réalisateur mexicain), Apichatpong Weerasethakul (réalisateur thaïlandais), Rachid Bouchareb (producteur-réalisateur français).
Séléction Officielle - Compétition & Hors-Compétition - Longs-Métrages
Section majeure distinguée par la Palme d’Or, la compétition officielle propose cette année année 20 longs métrages, Pour être sélectionné, un film doit avoir été produit dans les 12 mois précédant le Festival, ne peut avoir été présenté dans une autre compétition ou manifestation cinéma et ne peut avoir été exploité ailleurs que dans son pays d’origine.
Compétition : 24 City de Jia Zhang Ke ; Adoration de Atom Egoyan ; Blindness de Fernando Meirelles ; Che de Steven Soderbergh ; Delta de Kornel Mundruczo ; Gomorra de Matteo Garrone ; Il Divo de Paolo Sorrentino ; Entre les murs de Laurent Cantet ; La Femme sans tête de Lucrecia Martel ; La Frontière de l'aube de Philippe Garrel ; Le Silence de Lorna de Jean-Pierre & Luc Dardenne ; Leonera de Pablo Trapero ; Les Trois singes de Nuri Bilge Ceylan ; Linha de Passe de Walter Salles & Daniela Thomas ; My Magic de Eric Khoo ; Serbis de Brillante Mendoza ; Synecdoque de Charlie Kaufman ; The Changeling de Clint Eastwood ; The Palermo Shooting de Wim Wenders ; Two Lovers de James Gray ; Un conte de Noël de Arnaud Desplechin ; Valse avec Bashir de Ari Folman.
Hors-compétition : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal de Steven Spielberg ; Kung Fu Panda de John Stevenson & Mark Osborne ; Le Bon, la Brute, le Cinglé de Kim Jee-Woon ; Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen ; What just happened ? de Barry Levinson ; Maradona de Emir Kusturica ; Surveillance de Jennifer Chambers Lynch ; The Chaser de Jin-ah Hong ; C'est dur d'être aimé par des cons de Daniel Leconte ; Chelsea on the Rocks de Abel Ferrara ; Les Cendres du temps - Redux de Wong Kar-Wai ; Of Time and the City de Terence Davies ; Roman Polanski: Wanted and Desired de Marina Zenovich ; Sangue Pazzo de Marco Tullio Giordana ; La Troisième Vague de Alison Thompson.
Et maintenant, Action !
23:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.04.2008
Michel Galabru
Hier soir, aux Folies Bergère, Michel Galabru s'est vut remettre le Molière du meilleur comédien 2008 pour son rôle dans "Les Chaussettes - opus 124".
J'en suis fort contente pour lui. Je trouve que c'est l'un des plus grands comédiens de notre époque. Il mériterait même une récompense pour l'ensemble de sa carrière ! N'ayant pas vu cette pièce, je ne pourrais pas en parler.
En revanche, pour tous ceux qui n'ont pas encore vu et dégusté "Le Pion", un film de Christian Gion sortit en 1978, sur une musique de Jean-Michel Caradec, je vous le conseille plus que très fortement. Ce film est une perle de rire et de fou-rires. Ce film est une merveille du début à la fin. C'est MON film culte !
Storyboard :
Pion dans le lycée d’une petite ville de province, Bertrand Barabi (Henri Guybet) écrit secrètement un roman et cette œuvre lui vaudra le prix Goncourt. Mais en attendant, sa légèreté et son anticonformisme lui attire les foudres des uns et des autres, dont le censeur-directeur (Claude Piéplu). Celui-ci va donc faire intervenir l’inspecteur d’académie (Michel Galabru) pour une visite surprise dans l’étude très chahutée de Barabi ...
Mais ..., le complot est surpris par les deux maîtres du chahut organisé, les deux pires (et aussi les plus attachants) garnements de la classe. Benech et Laugier (Mathieu Vermeersch et Stéphane Liévain) organisent la parade. On ne touche pas à Notre Pion, non mais …
http://www.dailymotion.com/relevance/search/galabru%2Ble%...
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