20.10.2008
Soeur Emmanuelle
Je n'ai pas les mots pour exprimer toute la tristesse que je ressent à l'annonce de son décès.
Yalla était sont mot favori et en arabe ça veux dire : ON Y VA !
A 23 ans, elle a épousé Jésus, aujourd'hui, elle va enfin rencontrer l'homme de sa vie.
Reposez en paix ma Soeur ! Et Merci d'être venue nous visiter, de nous avoir aimé et d'avoir crut en nous !
Ci-dessous un titre que Calogéro a écrit et chante pour elle ...
Et là, sa chanson préférée ...
13:05 Publié dans Sur le chemin de ma Foi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2008
Saint-François d'Assise
Nous sommes aujourd'hui le 4 Octobre
Et nous fêtons en ce jour,
Saint-François d'Assise.
Né dans une famille de riche marchand le 29 Avril 1182 à Assise (nord de l'Italie), il est baptisé sous le nom de « Giovanni » et adoptera le nom de « Francesco » à la suite d'un voyage en France.
Après les années dissipées que sont celles de sa jeunesse, Francesco se rapproche peu à peu de l'Eglise à la suite de l'un de ses rêve. En 1205, Francesco a 23 ans et alors qu'il est en train de prier devant un crucifix, il entend une voix qui lui demande de « réparer sa maison en ruine ». Prenant cet ordre au mot, Francesco vend ses biens et s'engage sur cette voix pour restaurer la vieille chapelle délabrée.
En 1206, Pierre Bernardonne (son père) est furieux de la route emprunté par son fils (notemment la vente de ses biens), il exige donc que celui-ci le « rembourse » et le convoque alors en justice civile. Francesco qui se réclame du statut de pénitant, échappe donc à la justice des laïcs et est convoqué par l'évêque. Lors de cette audition sur la place publique d'Assise au printemps1206, Francesco rend tout : l'argent qui lui reste et ses vêtement, il se retrouve nu. Il déclare alors à son père et la foule rassemblée : « Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi ». L'évêque d'Assise le prend alors sous sa protection.
En 1208, en prière dans une petite chapelle, Francesco comprend enfin le message de l'Evangile : « Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton » (Matthieu 10,9). Il se retire alors dans une pauvreté absolue, se consacre à la prédication, gagne son pain par le travail manuel et l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. Il change sa ceinture pour une corde. Il fréquente les lépreux. Il est rejoint par ernard (Fils de Quintavalle) et par Pierre de Catane, et très vite, par d'autres. Francesco se retrouve ainsi à la tête d'une petite communauté. L'ordre des moines franciscains est né et se caractérise par l'expression de la pauvreté et la joie.
En 1210, le Pape Innocent III, qui dans un rêve a vu Francesco soutenir la Basilique Saint-Jean de Latran (à Rome), valide verbalement la première règle rédigée par Francesco régissant la fraternité naissante.
Très rapidement, l'Ordre Franciscain grossit et est même dépassé par son succès auprès des « Chercheurs de Dieu ». L'Ordre, tel que l'avait conçu Francesco, s'organise contre les voeux même de son fondateur. Si bien qu'après un voyage en Egypte et une rencontre avec le Sultant Al-Kamel (en 1219), Francesco décide de onfier la direction de l'Ordre à Pierre de Catane puis à Elie d'Assise. Il désapprouve également le goût naissant des Fanciscains pour l'étude et l'enseignement. Si bien qu'un jour, lors d'un voyage àBologne, il refuse d'entrer dans une maison conventuelle lorsqu'il apprend que celle-ci est surnommée « Maison des Frères » et qu'elle abrite une école.
En 1221, durant le Chapitre général, il couche sur le papier la règle officielle qu'il veut donner à l'ordre. Ce texte, appelé aujourd'hui « Regula Prima », est jugé trop long et trop flou pour être praticable.
En 1222, François se rend à Bologne où, à la demande de laïcs, il créera un troisième Ordre après celui des frères mineurs et des sœurs pauvres : « Le Tiers-Ordre », appelé aujourd'hui Fraternité séculière.
En 1223, Francesco se retire dans un ermitage pour reprendre la rédaction de la règle. Celle-ci sera discutée au chapitre de juin puis approuvée par la « Bulle Solet Annuere » du pape Honorius III, d'où son nom de « Regula Bullata ».
En 1224, Francesco se retire avec quelques frères au monastère de La Verna. Le 17 septembre (3 jours après la fête catholique de la Croix glorieuse), il reçoit les stigmates. Désormais, il est souvent malade, et est en proie à des crises d'angoisses. Il se réfugie dans une hutte près de l'église Saint-Damien, où il avait commencé son itinéraire spirituel et où vit la communauté des sœurs pauvres initiée par Claire d'Assise. Il y écrit son « Cantique de Frère Soleil » (ou « Cantique des Créatures »), premier texte en italien moderne), célébration de Dieu en sa création, et l'un des grands poèmes italiens.
Il meurt le 3 octobre 1226, dans la chapelle du Transito (qu'on peut voir ainsi que la chapelle du Portioncule, conservées intactes et englobées dans la basilique Sainte Marie des Anges dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d'Assise). Il laisse un Testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle.
François a été canonisé par l'Eglise Catholique Romaine dès 1928 par le pape Grégoire IX. Il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens.
******************
Cantique de Frère Soleil
Saint-François d’Assise
Très haut tout-puissant, bon Seigneur,
A toi sont les louanges, la gloire et l’honneur, et toute bénédiction.
À toi seul, Très-haut, ils conviennent
Et nul homme n’est digne de te mentionner.
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
Spécialement, monsieur frère Soleil,
Lequel est le jour, et par lui tu nous illumines.
Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur,
De toi, Très-Haut, il porte la signification.
Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Lune et les étoiles,
Dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent,
Et par l’air et le nuage et le ciel serein et tout temps,
Par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.
Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Eau,
Laquelle est très utile et humble, et précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère feu,
Par lequel tu illumines dans la nuit,
Et il est beau et joyeux et robuste et fort.
Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mère Terre,
Laquelle nous soutient et nous gouverne,
Et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe.
Loué sois-tu, mon Seigneur,
Par ceux qui pardonnent pour ton amour
Et supportent maladies et tribulations.
Heureux ceux qui les supporteront en paix,
Car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mort corporelle,
A laquelle nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels.
Heureux ceux qu’elle trouvera dans tes très saintes volontés,
Car la seconde mort ne leur fera pas mal.
Louez et bénissez mon Seigneur,
Et rendez-lui grâce et servez-le avec grande humilité.

14:49 Publié dans Sur le chemin de ma Foi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.09.2008
Bernadette Soubirous
Je voudrais vous raconter l'histoire de quelqu’un que j'affectionne : Bernadette Soubirous.
Son histoire se passe dans la deuxième moitié du XIXème siècle, dans un village du Béarn, au pied des Pyrénées : Lourdes. Bernadette y est née le 7 janvier 1844 de François Soubirous et Louise Castérot et était l’aînée d’une famille nombreuse. Son père était meunier. A sa naissance, ils habitaient le moulin de Boly : Bernadette l’appellera plus tard le « moulin du bonheur ». Toute petite, Bernadette avait été mise en nourrice à Bartrès (à 5 kms de Lourdes) parce que sa maman, à la suite d’un accident , ne pouvait plus la nourrir. Au bout de quelques mois, elle revient à Lourdes. Mais le travail de meunier se fait rare, les affaires marchent mal, ruiné et accusé injustement de vol, le discrédit tombe sur cette famille lourdaise. Toute la famille plonge alors dans une profonde misère. Ils vivent de masure en masure et au moment des apparitions, la famille Soubirous
survit dans ce que l'on appelle "Le Cachot". Ce "logement" est en fait une pièce unique, humide et insalubre, située dans l'ancienne prison désaffectée de Lourdes (si tu te rends en pèlerinage à Lourdes, n’oublie pas de visiter le cachot). Bernadette y connaîtra la maladie, la faim, l'exclusion, l'incertitude des lendemain, le mépris de la population riche. A ce moment de sa vie, Bernadette sait à peine lire et écrire. A cause de son état de santé précaire, Bernadette repart à Bartrès pour garder les moutons chez son ancienne nourrice. Mais Bernadette veux aller à l'école, veux aller au catéchisme et veux faire sa communion. Comme celà n'était pas possible à Bartrès, elle rentrera à Lourdes et retrouvera la misère du cachot pour pouvoir aller au catéchisme et à l’école chez les sœurs de l'Hospice (déjà tenue par les soeurs de Nevers).
Le 11 Février 1858, alors que Bernadette allait chercher du bois mort, avec sa sœur Toinette et son amie « Baloum », dans la grotte de Massabielle, elle entendit un grand vent, vit une lumière dans le creux du rocher et au milieu de cette lumière une "Dame vêtue de blanc avec une ceinture bleue". A dix-huit reprises, elle reviendra à cet endroit et à chaque fois, la dame lui apparaitra. Si elle ne savait pas encore que c’était la sainte Vierge elle le découvrira lors de la 16ème apparition, le 25 mars 1858 : la Dame lui donnera son nom en patois local : « Que soy era immaculada councepciou », ce qui signifie « je suis l’immaculée Conception », qui n'est autre que le nom que l'on donne à Marie.
Bernadette était une fille formidable. Elle était très pauvre mais ne voulait pas profiter des apparitions de la Sainte Vierge pour s'enrichir, bien au contraire. Elle était hônnete et ne prenait jamais le bien des autres, elle donnait même son pain à plus malheureux qu'elle. Elle était un peu espiègle et aimait faire des farces à ses amies quand elle était à l'école. Bien qu'elle n'y soit pas beaucoup allée, Bernadette était très intelligente et savais trouver les bonnes réponses quand on l'interrogeait et que l'on se moquait d'elle.
A chaque fois Bernadette faisait ce que la Dame lui demandait, transmettait aux prêtres et aux villageois les paroles qu’elle entendait et que la Dame lui demandait de répéter : « pénitence… priez pour les pêcheurs », « Allez dire aux prêtres que l'on vienne ici en procession et qu'on y batisse une chapelle » ... Bien sûr on se moquait d'elle et on ne voulait pas la croire, on la menaça même de la mettre en prison si elle continuait à aller à la grotte, mais Bernadette avait promis à la dame.
Très rapidement des pèlerins se rassemblèrent en masse. Il y eu alors des guérisons miraculeuses notamment avec l’eau sortant de la source que Bernadette avait fait jaillir. Après une longue enquête, l’évêque de Tarbes déclara que Bernadette ne mentait pas et qu’elle avait bien vu la Vierge.
Entre temps, Bernadette avait pu faire sa première communion, ce qui fut une grande joie pour elle. Bernadette aimait beaucoup Jésus : elle avait été aussi heureuse lors de sa première communion que lorsque la sainte Vierge lui parlait. Elle avait également pu apprendre à lire et à écrire. Quand elle fut un peu plus âgée, elle quitta sa chère grotte et entra chez les sœurs de Nevers au couvent Saint Gildas (on peut aussi le visiter si l'on se rend à Nevers). Elle ne voulut pas vivre que pour lui en rentrant au couvent … même si c’était dur pour elle. Elle aimait aussi beaucoup Marie qui l’avait choisie pour être sa messagère auprès des hommes. L’asthme qui l'avait fait tant souffrir quand elle était enfant était revenu et elle était souvent malade. Elle mourut le 16 Avril 1879, à l’âge de 33 ans.
Un jour, Marie lui avait dit : « je ne vous promets pas que vous serez heureuse dans ce monde mais dans l’autre. » Malgré sa maladie et toutes ses épreuves, Bernadette fut quand même heureuse en ce monde parce qu’elle avait un cœur formidable. Mais il est certain qu’elle est encore plus heureuse aujourd'hui auprès de Dieu, de Jésus et de Marie, dans la vie éternelle.
Ci-dessous, la vidéo de l'entretien avec François Bayrou pour l'émission "Le Jour du Seigneur", et qui était présent lors de la messe du Dimanche 14 Septembre concélébrée par le Pape Benoît XVI sur la grande prairie du sanctuaire de Lourdes ...
Mais aussi, un entretien du JDD qui a été relayé par Benoît ICI.
09:00 Publié dans Sur le chemin de ma Foi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2008
Retour de Lourdes
Ce week-end, pour la deuxième fois en moins d'un mois, j'étais en pèlerinage à Lourdes.
Le temps d'un très court week-end pour partager un moment avec le Pape Benoît XVI.
Le 11 Février 1858, dans le petit village béarnais de Lourdes, à la grotte de Massabielle - dîte "la grotte aux cochons" - , alors que Bernadette Soubirous, jeune bergère Lourdaise vivant dans la misère et le dénuement le plus complet, sa soeur Toinette et leur amie Baloum, allait rammasser du bois sec pour se chauffer, une "Dame" est apparue à Bernadette. Cette "Dame de Lumière" apparaitra 18 fois aux yeux
de la petite Bernadette et bouleversera sa vie pour lui donner un sens. Cette "Dame de Lumière" se révelera être l'Immaculée Conception ("Que soy era Immaculada Councepciou", 16ème apparition, 25 mars 1858).
Aujourd'hui, en 2008, 150 ans après les apparitions de la Vierge Marie, nous en fêtons le jubilé ... Paris puis Lourdes, sont donc devenues le temps de ce week-end des villes papales. Le Pape Benoît XVI a en effet tenu à être présent au milieu des chrétiens français et du monde pour partager cette fête avec eux.
Ma paroisse Lyonnaise, la paroisse de Saint Nizier et la communauté de l'Emmanuel à St Nizier, a donc organisé ce déplacement pour nous permettre de vivre ce moment de fête et de partage en communion avec le Pape et les pèlerins. C'est donc dans la joie et la bonne humeur que près de 250 pèlerins impatients de notre paroisse et de notre communauté ont donc quitté Lyon samedi matin vers 7h00 du matin. En chemin, dans le car ou sur les arrêts d'autoroute, nous avons partagé une messe (présidée par le Père Luc Gindre) et des temps de prières et de chants. Rdv 11h plus tard pour notre arrivée à Lourdes.
Après le partage d'un repas, nous avions rendez-vous avec le pape sur l'esplanade du Rosaire, pour la veillée Mariale. Sous une météo capricieuse, entre pluie et humidité, nous avons assisté à la procession aux flambeaux et partagé les chants de grâce à Marie et notamment le non moins célébre et très bel "Avé Maria". En fin de veillée, le Pape nous a fait part de son message.
Vidéo de la veillée ICI (allocution papale à 37'30)
Texte complet de l'allocution ICI.
Le lendemain matin, il fait encore nuit lorsque nos réveils nous appellent au lever. En ce jour de la fête de la Croix Glorieuse, Nous avons rendez-vous pour la messe domenicale avec le pape. Sur la grande prairie du Sanctuaire, notre groupe s'installera dans un "carré" relativement proche du podium et en face de l'autel de célébration. Arrivés sur place entre 5h30 pour les plus valeureux d'entre nous et 6h30 pour les plus tardifs, nous avons patientés dans la joie de cette attente.
Nous nous trouvions idéalement placés sur le circuit d'accès du Pape et de sa papamobile. Nous avons donc eu l'immense honneur et la grande joie de voir le pape de nos yeux, face à nous, à quelques mètres à peine.
Puis une très belle messe a été célébrée, sous la présidence du Pape, avec l'appui des évêques et des cardinaux venus de la France entière pour l'accompagner dans son pèlerinage. En toute fin de messe, le Pape Benoît XVI, au moment de l'envoi, nous a gratifié d'un nouveau message.
Texte de l'homélie ICI
Vidéo de l'homélie ICI
Texte du Message d'Envoi ICI.
Après cette messe, organisée de mains de maîtres, retour vers nos hôtels respectifs pour le partage du déjeuner.
Puis est venu le moment du retour ... 11h de car pour rentrer chez nous. En chemin, nous avons partagé la joie de ce pèlerinage et nos prières à Marie et à Dieu pour leur confier nos joies, nos remerciements, nos souhaits, ... et notre miséricorde pour nos péchés.
Au revoir Lourdes ! Au revoir Marie ! Et encore Merci !
En espèrant te revoir bientôt !
00:50 Publié dans Sur le chemin de ma Foi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note





