10.12.2009

La Servante du Seigneur

vierge%20marie01.jpgLa Servante du Seigneur

Le plus beau titre de la Vierge Marie !

 

A l’annonce de l’Ange, Marie comprend que sa mission la dépassera toujours. Elle s’en remet à Dieu, entièrement disponible : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole. »

 

Elle sert donc ce petit qui prend place en son sein, « conçut de l’Esprit Saint », et elle va l’accompagner jusqu’à la croix et à la joie de Pâques, en passant par tout le ministère public de Jésus.

 

Ministère ? Justement, c’est un mot qui veut dire service. Dans la Bible, le Messie était annoncé comme un Serviteur. Au soir du Jeudi Saint, Jésus lave les pieds de ses apôtres et leur explique son geste : « Si moi, le Maître et le Seigneur, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres … » Voilà pourquoi l’Église est une servante de l’Homme tout entier, corps, âme et esprit. Elle est faite pour aimer : les Hommes méritent plus d’amour que le monde ne leur en donne.arton5438-2664d.jpg

 

En suivant de près Jésus qui est venu « non pas pour être servi, mais pour servir et donner sa vie … », en nous confiant à la prière de la Toute Sainte, demandons à Dieu ce cadeau essentiel : « donne-nous des cœurs de serviteur. »

 

Merci Marie d’être la servante du Seigneur, source de lumière et de joie pour l’Église au fil des siècles.

 

Cardinal Philippe Barbarin

Archevêque de Lyon

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04.12.2009

Y penses-tu mon ami ?

Et toi mon ami, y penses-tu ?

08.11.2009

Seigneur, Donne-moi de m'accueillir

Seigneur, donne-moi de m’accueillir

Saint-Augustin

 

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Seigneur, donne-moi de m'accueillir

Comme tu m'accueilles,

De m'aimer comme tu m'aimes.

Délivre-moi de la perfection

Que je veux me donner,

Ouvre-moi à la sainteté

Que tu veux m'accorder.

 

Épargne-moi les remords de Juda,

Rentrant en lui-même pour n’en plus sortir,

Épouvanté et désespéré devant son péché.

Accorde-moi le repentir de Pierre,

Rencontrant le silence de ton regard

Plein de tendresse et de pitié.

 

Et si je dois pleurer,

Que ce ne soit pas sur moi-même

Mais sur ton amour offensé.

 

Seigneur,

Tu connais le désespoir qui ronge mon cœur.

Le dégoût de moi-même,

Je le projette sans cesse sur les autres !

Que ta tendresse me fasse exister

À mes propres yeux !

 

Je voudrais tellement déverrouiller la porte

De ma prison dont je serre moi-même la clef !

Donne-moi le courage de sortir de moi-même.

 

Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.

Dis-moi que je peux encore guérir,

Dans la lumière de ton regard et de ta parole.

 

 

 

 

 

14.07.2009

La brique

La Brique

 

Le maçon posait la brique sur le lit de ciment.

D’un geste précis de sa truelle,

Il lui jetait une couverture,

Et sans lui demander avis,

Couchait par-dessus une nouvelle brique.

 

A vue d’œil, les fondations montaient,

La maison pourrait s’élever haute et solide

Pour abriter des hommes.

 

J’ai pensé, Seigneur,

A cette pauvre brique,

Enterrée dans la nuit

Au pied du grand immeuble.

Personne ne la voit,

Mais elle fait son travail.

Et les autres ont besoin d’elle.

 

Seigneur,

Qu’importe que je sois au faîte de la maison,

Ou dans ses fondations,

Pourvu que je sois fidèle,

Bien à ma place,

Dans TA construction.

 

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02.06.2009

Viens, Esprit Créateur

Viens, Esprit Créateur

Donne-moi ce que Tu as donné aux Prophètes

Que malgré mes réticences

D’homme plein de faiblesses,

Une puissance souveraine me force à parler.

Les mots qu’ils prononçaient,

Ne venaient pas d’eux,

Mais de Toi, de ton Esprit,

Qui les envoyait

Et qui ne se limitait pas à susciter

Une nouvelle personnalité pour agir,

Mais aussi pour expliquer,

Le sens caché de cette action ...

Donne-moi cet Esprit qui scrute tout,

Inspire tout, enseigne tout,

Que j’aie la force de supporter,

Ce que je ne peux pas encore supporter.

Cet Esprit qui a transformé les faibles pêcheurs de Galilée

En piliers de ton Église,

Et en Apôtres qui ont offert leur vie,

En témoignage suprême

De leur amour pour leurs frères.

 

Pedro Arrupe SJ

Extrait du discours de Clôture

Congrégation des Procureurs - 5 octobre 1978

10.11.2008

Prière du Soir : Rentrer chez Dieu

Shalom.jpgA l'origine ce texte est prévu pour rendre hommage à nos morts ou pour fêter nos proches qui nous quittent pour rejoindre la maison de notre Seigneur.

Et je trouve ce texte vraiment beau.

Malgré tout, je trouve aussi  que ce texte est tout autant adapté pour faire office de "déclaration de confiance" ou de "déclaration d'amour" à Dieu.

Avec ce texte, les mots sont là, c'est un témoignage de notre envie de s'en remettre à Dieu.

 

Rentrer chez Dieu

Robert Lebel

 

 

Rentrer chez Dieu ...

Comme on rentre chez soi

 

Au bout de chaque jour,

Au bout de nos voyages,

Et trouver près de Lui

Le repos de son coeur.

 

Apprendre auprès de Lui

Ce que veut dire Aimer ...

Et rallumer ce feu

Qu‘Il est venu répandre.

 

Savoir Lui dire merci,

Et demander pardon,

Et L'embrasser sans crainte

À la face du monde !

 

Chercher dans Son regard

À se perdre sans fin ...

Silence bienheureux

Des gens simples qui se comprennent.

 

Tristesse et joie de l'âme,

Angoisse et espérance,

Passions et inquiétudes ...

Tout, tout passe dans nos yeux.

 

Il sait tout, c'est vrai.

Il voit tout.

Pourtant ...

Il attend que nos cœurs

Se posent dans le Sien.

 

Rentrer chez Dieu ...

Comme on rentre chez soi.

 

Fatigués, consumés,

Mais capables d'aimer.

 

Être là ... Juste être là ...

Laisser tomber les bras ...

Et puis se laisser prendre

Quand Il ouvre les siens.

 

Je T'aime, Dieu,

je T'aime,

Plus loin que tout amour,

plus fort que toute faute.

 

Et je me sais aimé,

Non pas tout seul, non,

Mais bien avec tous ceux et celles

Que Tu m'as confiés.

 

Ils sont là à mes côtés,

Et je Te les apporte :

Qu'ils entrent, eux aussi, auprès de Toi,

Comme on rentre chez soi ...

 

 

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20.10.2008

Soeur Emmanuelle

Je n'ai pas les mots pour exprimer toute la tristesse que je ressent à l'annonce de son décès.

Yalla était sont mot favori et en arabe ça veux dire : ON Y VA !

A 23 ans, elle a épousé Jésus, aujourd'hui, elle va enfin rencontrer l'homme de sa vie.

Reposez en paix ma Soeur ! Et Merci d'être venue nous visiter, de nous avoir aimé et d'avoir crut en nous !

Ci-dessous un titre que Calogéro a écrit et chante pour elle ...

Et là, sa chanson préférée ...

 

13.10.2008

Les Merveilles de chaque jour

Les merveilles de chaque jour

 

Mon Dieu de tous les jours,

Et de toutes les heures,

Je te demande une faveur spéciale :

Ne me laisse jamais indifférent,

Devant une de tes merveilles !

 

Laisse-moi jouir du miracle de chaque réveil,

Du miracle de savoir que,

Je suis encore en vie,

Du miracle de respirer,

De marcher et de penser,

Du miracle de ton amour,

Et de ta miséricorde.

 

Aide-moi à ne jamais me lasser de tes saisons :

Le printemps est un miracle,

L'été est un miracle,

L'automne est un miracle,

L'hiver est un beau miracle.

Chaque jour est un miracle,

Ainsi que chaque nuit.

 

Merci pour la beauté de cette région, Seigneur.

Merci pour le lever et le coucher du soleil.

Merci pour la lune et les astres.

 

Fais-moi ce cadeau, Seigneur :

Le don de t'apprécier

Ainsi que tout ce que tu fais.

 

Un jour je te demanderai le don suprême

De t'aimer comme je le devrais,

Plus qu'hier ...

Et moins que demain.

 

*************

Eddy Doherty

Reporter américain

 

 

04.10.2008

Saint-François d'Assise

 Nous sommes aujourd'hui le 4 Octobre

Et nous fêtons en ce jour,

Saint-François d'Assise.

 

Né dans une famille de riche marchand le 29 Avril 1182 à Assise (nord de l'Italie), il est baptisé sous le nom de « Giovanni » et adoptera le nom de « Francesco » à la suite d'un voyage en France.

220px-Francois_assise_tristan.jpgAprès les années dissipées que sont celles de sa jeunesse, Francesco se rapproche peu à peu de l'Eglise à la suite de l'un de ses rêve. En 1205, Francesco a 23 ans et alors qu'il est en train de prier devant un crucifix, il entend une voix qui lui demande de « réparer sa maison en ruine ». Prenant cet ordre au mot, Francesco vend ses biens et s'engage sur cette voix pour restaurer la vieille chapelle délabrée.

En 1206, Pierre Bernardonne (son père) est furieux de la route emprunté par son fils (notemment la vente de ses biens), il exige donc que celui-ci le « rembourse » et le convoque alors en justice civile. Francesco qui se réclame du statut de pénitant, échappe donc à la justice des laïcs et est convoqué par l'évêque. Lors de cette audition sur la place publique d'Assise au printemps1206, Francesco rend tout : l'argent qui lui reste et ses vêtement, il se retrouve nu. Il déclare alors à son père et la foule rassemblée : « Jusqu'ici je t'ai appelé père sur la terre ; désormais je peux dire : Notre Père qui êtes aux cieux, puisque c'est à Lui que j'ai confié mon trésor et donné ma foi ». L'évêque d'Assise le prend alors sous sa protection.

En 1208, en prière dans une petite chapelle, Francesco comprend enfin le message de l'Evangile : « Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton » (Matthieu 10,9).   Il se retire alors dans une pauvreté absolue, se consacre à la prédication, gagne son pain par le travail manuel et l'aumône. Il change son habit d'ermite pour une tunique simple. Il change sa ceinture pour une corde. Il fréquente les lépreux. Il est rejoint par ernard (Fils de Quintavalle) et par Pierre de Catane, et très vite, par d'autres. Francesco se retrouve ainsi à la tête d'une petite communauté. L'ordre des moines franciscains est né et se caractérise par l'expression de la pauvreté et la joie.mains-4.JPG

En 1210, le Pape Innocent III, qui dans un rêve a vu Francesco soutenir la Basilique Saint-Jean de Latran (à Rome), valide verbalement la première règle rédigée par Francesco régissant la fraternité naissante.

Très rapidement, l'Ordre Franciscain grossit et est même dépassé par son succès auprès des « Chercheurs de Dieu ». L'Ordre, tel que l'avait conçu Francesco, s'organise contre les voeux même de son fondateur. Si bien qu'après un voyage en Egypte et une rencontre avec le Sultant Al-Kamel (en 1219), Francesco décide de onfier la direction de l'Ordre à Pierre de Catane puis à Elie d'Assise. Il désapprouve également le goût naissant des Fanciscains pour l'étude et l'enseignement. Si bien qu'un jour, lors d'un voyage àBologne, il refuse d'entrer dans une maison conventuelle lorsqu'il apprend que celle-ci est surnommée « Maison des Frères » et qu'elle abrite une école.

En 1221, durant le Chapitre général, il couche sur le papier la règle officielle qu'il veut donner à l'ordre. Ce texte, appelé aujourd'hui « Regula Prima », est jugé trop long et trop flou pour être praticable.

francois.jpgEn 1222, François se rend à Bologne où, à la demande de laïcs, il créera un troisième Ordre après celui des frères mineurs et des sœurs pauvres : « Le Tiers-Ordre », appelé aujourd'hui Fraternité séculière.

En 1223, Francesco se retire dans un ermitage pour reprendre la rédaction de la règle. Celle-ci sera discutée au chapitre de juin puis approuvée par la « Bulle Solet Annuere » du pape Honorius III, d'où son nom de « Regula Bullata ».

En 1224, Francesco se retire avec quelques frères au monastère de La Verna. Le 17 septembre (3 jours après la fête catholique de la Croix glorieuse), il reçoit les stigmates. Désormais, il est souvent malade, et est en proie à des crises d'angoisses. Il se réfugie dans une hutte près de l'église Saint-Damien, où il avait commencé son itinéraire spirituel et où vit la communauté des sœurs pauvres initiée par Claire d'Assise. Il y écrit son « Cantique de Frère Soleil » (ou « Cantique des Créatures »), premier texte en italien moderne), célébration de Dieu en sa création, et l'un des grands poèmes italiens.

Il meurt le 3 octobre 1226, dans la chapelle du Transito (qu'on peut voir ainsi que la chapelle du Portioncule, conservées intactes et englobées dans la basilique Sainte Marie des Anges dans le Val di Spoleto non loin de la ville haute d'Assise). Il laisse un Testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle.

François a été canonisé par l'Eglise Catholique Romaine dès 1928 par le pape Grégoire IX. Il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques ou non chrétiens.

******************

Cantique de Frère Soleil

Saint-François d’Assise

 

Très haut tout-puissant, bon Seigneur,

A toi sont les louanges, la gloire et l’honneur, et toute bénédiction.

 

À toi seul, Très-haut, ils conviennent

Et nul homme n’est digne de te mentionner.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,

Spécialement, monsieur frère Soleil,

Lequel est le jour, et par lui tu nous illumines.

 

Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur,

De toi, Très-Haut, il porte la signification.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Lune et les étoiles,

Dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent,

Et par l’air et le nuage et le ciel serein et tout temps,

Par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur Eau,

Laquelle est très utile et humble, et précieuse et chaste.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère feu,

Par lequel tu illumines dans la nuit,

Et il est beau et joyeux et robuste et fort.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mère Terre,

Laquelle nous soutient et nous gouverne,

Et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur,

Par ceux qui pardonnent pour ton amour

Et supportent maladies et tribulations.

 

Heureux ceux qui les supporteront en paix,

Car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

 

Loué sois-tu, mon Seigneur, par sœur notre mort corporelle,

A laquelle nul homme vivant ne peut échapper.

Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels.

 

Heureux ceux qu’elle trouvera dans tes très saintes volontés,

Car la seconde mort ne leur fera pas mal.

 

Louez et bénissez mon Seigneur,

Et rendez-lui grâce et servez-le avec grande humilité.

 

 

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18.09.2008

Bernadette Soubirous

Je voudrais vous raconter l'histoire de quelqu’un que j'affectionne : Bernadette Soubirous.

200px-Bernadette_Soubirous.pngSon histoire se passe dans la deuxième moitié du XIXème siècle, dans un village du Béarn, au pied des Pyrénées : Lourdes. Bernadette y est née le 7 janvier 1844 de François Soubirous et Louise Castérot et était l’aînée d’une famille nombreuse. Son père était meunier. A sa naissance, ils habitaient le moulin de Boly : Bernadette l’appellera plus tard le « moulin du bonheur ». Toute petite, Bernadette avait été mise en nourrice à Bartrès (à 5 kms de Lourdes) parce que sa maman, à la suite d’un accident , ne pouvait plus la nourrir. Au bout de quelques mois, elle revient à Lourdes. Mais le travail de meunier se fait rare, les affaires marchent mal, ruiné et accusé injustement de vol, le discrédit tombe sur cette famille lourdaise. Toute la famille plonge alors dans une profonde misère. Ils vivent de masure en masure et au moment des apparitions, la famille Soubirous cachot.gifsurvit dans ce que l'on appelle "Le Cachot". Ce "logement" est en fait une pièce unique, humide et insalubre, située dans l'ancienne prison désaffectée de Lourdes (si tu te rends en pèlerinage à Lourdes, n’oublie pas de visiter le cachot). Bernadette y connaîtra la maladie, la faim, l'exclusion, l'incertitude des lendemain, le mépris de la population riche. A ce moment de sa vie, Bernadette sait à peine lire et écrire. A cause de son état de santé précaire, Bernadette repart à Bartrès pour garder les moutons chez son ancienne nourrice. Mais Bernadette veux aller à l'école, veux aller au catéchisme et veux faire sa communion. Comme celà n'était pas possible à Bartrès, elle rentrera à Lourdes et retrouvera la misère du cachot pour pouvoir aller au catéchisme et à l’école chez les sœurs de l'Hospice (déjà tenue par les soeurs de Nevers).

200px-VirgendeLourdes.jpgLe 11 Février 1858, alors que Bernadette allait chercher du bois mort, avec sa sœur Toinette et son amie « Baloum », dans la grotte de Massabielle, elle entendit un grand vent, vit une lumière dans le creux du rocher et au milieu de cette lumière une "Dame vêtue de blanc avec une ceinture bleue". A dix-huit reprises, elle reviendra à cet endroit et à chaque fois, la dame lui apparaitra. Si elle ne savait pas encore que c’était la sainte Vierge elle le découvrira lors de la 16ème apparition, le 25 mars 1858 : la Dame lui donnera son nom en patois local : « Que soy era immaculada councepciou », ce qui signifie « je suis l’immaculée Conception »,  qui n'est autre que le nom que l'on donne à Marie.

Bernadette était une fille formidable. Elle était très pauvre mais ne voulait pas profiter des apparitions de la Sainte Vierge pour s'enrichir, bien au contraire. Elle était hônnete et ne prenait jamais le bien des autres, elle donnait même son pain à plus malheureux qu'elle. Elle était un peu espiègle et aimait faire des farces à ses amies quand elle était à l'école. Bien qu'elle n'y soit pas beaucoup allée, Bernadette était très intelligente et savais trouver les bonnes réponses quand on l'interrogeait et que l'on se moquait d'elle. 

280px-Lourdes_cathedrale-grotte.jpgA chaque fois Bernadette faisait ce que la Dame lui demandait, transmettait aux prêtres et aux villageois les paroles qu’elle entendait et que la Dame lui demandait de répéter : « pénitence… priez pour les pêcheurs », « Allez dire aux prêtres que l'on vienne ici en procession et qu'on y batisse une chapelle » ... Bien sûr on se moquait d'elle et on ne voulait pas la croire, on la menaça même de la mettre en prison si elle continuait à aller à la grotte, mais Bernadette avait promis à la dame.

200px-Lourdes_Sanctuaires_01.jpgTrès rapidement des pèlerins se rassemblèrent en masse. Il y eu alors des guérisons miraculeuses notamment avec l’eau sortant de la source que Bernadette avait fait jaillir.  Après une longue enquête, l’évêque de Tarbes déclara que Bernadette ne mentait pas et qu’elle avait bien vu la Vierge.

Entre temps, Bernadette avait pu faire sa première communion, ce qui fut une grande joie pour elle. Bernadette aimait beaucoup Jésus : elle avait été aussi heureuse lors de sa première communion que lorsque la sainte Vierge lui parlait. Elle avait également pu apprendre à lire et à écrire. Quand elle fut un peu plus âgée, elle quitta sa chère grotte et entra chez les sœurs de Nevers au couvent Saint Gildas (on peut aussi le visiter si l'on se rend à Nevers). Elle ne voulut pas vivre que pour lui en rentrant au couvent … même si c’était dur pour elle. Elle aimait aussi beaucoup Marie qui l’avait choisie pour être sa messagère auprès des hommes. L’asthme qui l'avait fait tant souffrir quand elle était enfant était revenu et elle était souvent malade. Elle mourut le 16 Avril 1879, à l’âge de 33 ans.Chassevisage.jpg

Un jour, Marie lui avait dit : « je ne vous promets pas que vous serez heureuse dans ce monde mais dans l’autre. » Malgré sa maladie et toutes ses épreuves, Bernadette fut quand même heureuse en ce monde parce qu’elle avait un cœur formidable. Mais il est certain qu’elle est encore plus heureuse aujourd'hui auprès de Dieu, de Jésus et de Marie, dans la vie éternelle.

Ci-dessous, la vidéo de l'entretien avec François Bayrou pour l'émission "Le Jour du Seigneur", et qui était présent lors de la messe du Dimanche 14 Septembre concélébrée par le Pape Benoît XVI sur la grande prairie du sanctuaire de Lourdes ...

Mais aussi, un entretien du JDD qui a été relayé par Benoît ICI.

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