18.11.2009

Commander une Pizza en 2015

tel50.jpg

Commander une Pizza en 2015

Standardiste :                "Avenue Pizza, bonjour."

Client :                          "Bonjour, je souhaite passer une commande."

 

 

 

Standardiste :                "Puis-je avoir votre NIDN, monsieur ?"

Client :                          "Mon numéro d'identification nationale (National ID Number), voila, c'est le 6102049998-45-54610."

Standardiste :                "Merci Mr. Stephen Sheehan. Donc, votre adresse est bien le 1742 Meadowland Drive, et votre numéro de téléphone le 494-2366. Votre numéro de téléphone professionnel chez Lincoln Insurance est le 745-2302 et votre numéro de téléphone mobile le 266-2566. De quel numéro nous appelez-vous ?"

Client :                          "Euh ? Je suis à la maison. D'où sortez-vous toutes ces informations ?"

Standardiste :                "Nous sommes branchés sur le système monsieur."800px-Pepperoni_pizza.jpg

Client :                          (Soupir) "Ah bon ! Je voudrais bien deux de vos grandes pizzas spéciales à la viande ..."

Standardiste :                "Je ne pense pas que ce soit une bonne idée monsieur."

Client :                          "Comment ça ?"

Standardiste :                "Selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et vous avez un niveau de cholestérol très élevé. Votre assurance maladie vous interdit d'ailleurs un choix aussi dangereux pour votre santé."

Client :                          "Aïe ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?"

Standardiste :                "Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja. Je suis sûre que vous l'adorerez."

Client :                          "Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?"

Standardiste :                "Vous avez consulté les 'Recettes gourmandes au soja' à votre bibliothèque locale la semaine dernière monsieur. D'où ma suggestion."

Client :                          "Bon d'accord. Donnez-m'en deux, format familial. Je vous dois ?"

Standardiste :                "Ca devrait faire l'affaire pour vous, votre épouse et vos quatre enfants monsieur. Vous nous devez 49,99 $."

Client :                          "Je vous donne mon numéro de carte de crédit."

Standardiste :                "Je suis désolée monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit dépasse la limite."

Client :                          "J'irai chercher du liquide au distributeur avant que le Livreur n'arrive."

Standardiste :                "Ca ne marchera pas non plus monsieur. Votre compte en banque est à découvert."

Client :                          "Ce n'est pas vos oignons. Contentez-vous de m'envoyer les pizzas. J'aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?"Billets de banque 6.gif

Standardiste :                "Nous avons un peu de retard monsieur. Elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez venir les chercher après être avoir retiré du liquide, mais transporter des pizzas en moto est pour le moins acrobatique."

Client :                          "Comment diable pouvez-vous savoir que j'ai une moto ?"

Standardiste :                "Je vois ici que vous n'avez pas honoré les échéances de votre voiture et qu'elle a été saisie. Mais votre Harley est payée, donc j'ai simplement présumé que vous l'utiliseriez."

Client :                          "@#%/$@&?#!"

Standardiste :                "Je vous conseille de rester poli monsieur. Vous avez déjà été condamné en juillet 2006 pour outrage à agent."

Client :                          (Sans voix)

Standardiste :                "Autre chose monsieur ?"

Client :                          "Non, rien. Ah si, n'oubliez pas les deux litres de Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub."

Standardiste :                "Je suis désolée monsieur, mais une clause d'exclusion de notre publicité nous interdit de proposer des sodas gratuits à des diabétiques."

Client :                          "Et mes gosses ne sont pas diabétiques ! "

Standardiste :                "Je suis désolée monsieur, mais une note ministérielle nous interdit de proposer plus d’un litre de Coca à 2 enfants de moins de 12 ans … "

 

4823_100405131751_100404241751_2475543_1292627_n.jpg

 

 

17.11.2009

Et si nous osions ?

SIGNS


DARE

16.11.2009

Une vieille dame se présente un matin

Une vieille dame se présente un matin

 

Une vieille dame se présente un matin à la Banque du Canada avec un gros sac d'argent. La vieille dame insiste pour parler au président de la banque afin d'ouvrir un compte d'épargne parce que, dit-elle, elle a beaucoup d'argent. Après bien des discussions (le client ayant toujours raison), un employé l'amène au bureau du président.

 

Billets de banque 3.jpgLe président de la banque demande combien elle aimerait déposer, elle lui répond : 165,000$, tout en déposant son sac d'argent sur le bureau du président. Curieux, le président lui demanda comment elle avait réussi à économiser autant d'argent. La vieille dame lui répondit qu'elle faisait des paris.

 

Le président étant surpris lui demande :

-          Quel genre de paris ?

La vieille dame lui répondit :

-          Dans le genre, je vous parie 25,000 $ que vos testicules sont carrés".

Le président se mit à rire tout en lui faisant remarquer que ce genre de paris était impossible à gagner. Alors, la vieille dame de répliquer :

-          Aimeriez-vous relever ce pari ?

-          Certainement ! Je vous parie 25,000$ que mes testicules ne sont pas carrés.

La vieille dame lui dit donc :

-          C'est d'accord. Mais étant donné l'importance de la somme impliquée, je vais revenir demain à 10h00 avec mon avocat comme témoin, si vous n'y voyez pas d'inconvénient.

-          Aucun problème, lui répondit le président tout confiant.

 

Ce soir-la, le président devient très nerveux au sujet du pari et passa un long moment devant son miroir à examiner ses testicules, les retournant de tout bord, de tout côté, encore et encore afin de s'assurer à 100 % que ses testicules ne pouvaient être considérés comme carrées et être sûr, sans équivoque, de gagner ce pari.

 

 

Le lendemain matin à 10 h 00 précises, la vieille dame se présenta avec son avocat au bureau du président de la banque. Elle présenta son avocat au président et confirma le pari de 25 000 $ faite la veille concernant le fait que les testicules du président étaient carrés. Le président confirma que ce pari était conforme aux engagements pris la veille.Ha Ha Ha 1.jpg

 

La vieille dame lui demanda donc de laisser tomber son pantalon pour qu'elle et son avocat puissent tout voir, ce que le président fit avec complaisance. La vieille dame s'approcha pour voir de plus près et lui demanda si elle pouvait les toucher. Certainement, lui dit le président, étant donné le montant d'argent impliqué, vous devez vous en assurer à 100 %.

 

 

Le président s'aperçut alors que l'avocat se frappait la tête sur le mur ... Il demanda à la vieille dame pourquoi il agissait de la sorte.

 

Elle répondit que c'était probablement dû au fait qu'elle avait parié avec lui 100 000 $ qu'aux alentours de 10 h 00, elle tiendrait dans ses mains les testicules du président de la Banque du Canada.

 

 

15.11.2009

Lâcher prise pour apprendre à être heureux

Lâcher prise... pour apprendre à être heureux

Rosette Polletti

12027829_1dac8be11216474955_m.jpgLâcher prise, c’est renoncer à tout contrôler, c’est vouloir le bien de l’autre ; c’est renoncer à vouloir prouver quoi que ce soit ; c’est accepter que l’autre est l’autre et que moi-même, je suis qui je suis et non pas qui j’avais rêvé d’être.

 

Lâcher prise, c’est faire confiance, c’est signer un chèque en blanc sur l’avenir, sur cette vie et sur ce qui lui fait suite.

Lâcher prise, c’est aussi cesser de faire le procès de la vie qui ne nous donne pas tout ce que nous attendions d'elle.9461-lacher-prise.jpg

En fait, lâcher prise, c’est commencer à être vraiment heureux, car le bonheur, c’est comme un sillage, il suit fidèlement celui qui ne le poursuit pas. Si l’on s’arrête pour le contempler, pour le saisir, il s’évanouit aussitôt.

A partir du moment où l’on peut lâcher prise, où l’on ne désire plus être heureux à tout prix, on découvre que le bonheur, c’est cette capacité de garder les mains ouvertes plutôt qu’agrippées sur ce que nous croyons nous être indispensable.

 

 

14.11.2009

Ces espèces qui nous menacent 3/3

Dernier épisode sur quelques un de ces animaux et ces plantes qui, bien que nous les pensions inoffensifs, cachent bien leur jeu et s'avèrent être réellement nuisibles à notre environnement et donc à nous-mêmes.

Nota : article réalisé grace à des informations trouvées sur internet ...

 

******************************

 

 

La tortue de Floride

 

La tortue de Floride.jpgC'est l'histoire d'une mode qui a encore aujourd'hui de sérieuses répercussions sur l'écosystème français. Dans les années 70, la tortue de Floride a été importée massivement en Europe pour être vendue comme animal de compagnie. Des milliers de foyers ont acheté cette tortue, pas plus grosse qu'une pièce d'un euro, sans savoir que l'animal allait mesurer jusqu'à 30 cm, peser 3 kg et vivre jusqu'à 60 ans ! Résultat : des milliers de tortues de Floride ont été relâchées dans les étangs et cours d'eaux. Les conséquences furent désastreuses pour la cistude, notre tortue nationale. Beaucoup plus agressive et carnivore, sa cousine américaine a rapidement détruit la faune et concurrencé la niche écologie de la cistude. En France, la tortue de Floride est interdite à la vente depuis 1997.

 

La perche soleil

 

La perche soleil.jpgLa perche soleil vit dans les rivières de plaine aux eaux calmes, mais aussi dans les eaux stagnantes des étangs. Malgré son apparence inoffensive, ce beau poisson aux écailles multicolores est une véritable menace pour l'écosystème. Aujourd'hui classée comme nuisible, l'animal a été introduit en Europe en 1886 comme poisson d'agrément pour les aquariums. Certains spécimens ont par la suite été relâchés dans les rivières provoquant de sérieux ravages sur la faune locale. Redoutable prédateur, la perche soleil est en effet extrêmement vorace et se régale de larves d’insectes et de têtards, détruisant la diversité naturelle des étangs et cours d'eaux. Elle consomme également les œufs et alevins d'autres poissons, mettant en péril le renouvellement des espèces. En France, son éradication est recommandée.

 

La jussie

 

La jussie.jpgL'habit ne fait pas le moine et la jussie est là pour en témoigner. Cette très jolie fleur jaune est en fait un véritable poison pour l'écosystème des mares françaises. Originaire d'Amérique du Sud et importée en France au 19ème siècle pour décorer des bassins d’agréments et des aquariums, la jussie absorbe l’oxygène de l’eau quand elle s’installe dans une mare et empêche les rayons du soleil de traverser son épais tapis, faisant fuir ou mourir les animaux et les plantes qui y vivent. Considérée comme une plante envahissante, la jussie est particulièrement résistante et il est très difficile de s'en débarrasser. Ses racines peuvent s'enfoncer jusqu'à 3 m dans le sol, elle survit très bien au gel et elle ne fait pas partie du menu des animaux herbivores. En France, sa vente est interdite depuis 2007.

 

 

 

 

13.11.2009

Qu’est-ce que Tu viens m’emmerder avec Ton Identité Nationale ?

Il y a quelques jours, un peu par hasard, suite à un courriel que j'ai reçu, j'ai découvert le blog d'un certain Philippe Sage. Assez intéressant et surtout plutôt varié dans les thèmes abordés, j'ai découvert dans ce blog un article très bien lancé et diffusé il y a une quinzaine de jours. Et souvenez-vous, à la mi-octobre notre "cher" ministre lançait le débat fumeux sur l'identité nationale ...

Je vous propose donc la lecture de cet article rédigé par Philippe Sage sur son blog ...

N'hésitez pas à allez découvrir les autres articles ...

***************************************************

Avant d’être français, de chair et de sang, je suis. Fait et refait. Et cette chair, et ce sang, n’appartiennent à aucune patrie, n’obéissent à aucun drapeau, ils sont miens, pour toujours, à jamais. Ils sont ma seule et unique propriété, et je revendique le droit d’en user comme bon me semble.

words.jpgMon identité, c’est mon sang, c’est ma chair, et tu ne peux rien y changer. Tu ne peux rien y faire.

Avant d’être français, je suis fils, frère, cousin et oncle de. Avant d’être français, je suis aimant, amant, compagnon de. Et fier de l’être.

C’est ainsi que je suis, c’est ainsi que je vis, et tu ne peux rien y changer. Tu ne peux rien y faire.

Je ne suis ni le fils d’un drapeau, pas plus que je le suis d’une nation ou d’un hymne. Je ne suis pas rejeton de Charlemagne ou de Napoléon, mais de Verlaine et de Rimbaud. Je préfère me nourrir de Villon ou de La Boétie, que de Besson ou de Sarkozy.

Et si je dois mourir que ce soit sous la plume d’un Hugo plutôt que sous celle d’un Guaino !

Je ne suis pas et ne serais jamais le posthume héros de vos guerres et de vos carnages, ce temps-là est révolu, et d’ailleurs, si, comme je l’entends, vous avez tant l’amour de votre patrie, alors crénom de Dieu, montrez l’exemple, pour une fois ! En Afghanistan, donnez votre sang ! En Somalie, donnez votre vie ! Plutôt que de sacrifier, toujours, celui et celle des autres ! Donnez-lui vos propres fils, plutôt que les nôtres ! A nous l'Epad, à vous le front ! Allons quoi ! Vous l’aimez donc ou pas, votre patrie ? Eh bien, dans ce cas, vous dis-je, montrez l’exemple ! Que ce ne soit pas, toujours et encore, aux pauvres et autres miséreux d’engraisser votre République par la chair et le sang !WC-OC118.jpg

Puisqu’elle ne sera jamais, votre République, celle de l’égalité des chances – ô la belle foutaise ! La terrible enculerie ! – osons celle, moins chimérique, de l’égalité des risques ! Partageons-les au nom de la patrie et de l’amour de la nation ! Au nom du “vivre ensemble” !

Mais n’oubliez jamais que dans “vivre ensemble” il y a, avant tout : vivre !

Je vis et suis fait de chair et de sang, ensuite de quoi, peut-être, oui, je suis français. Je n’ai pas honte de l’être, mais je n’en suis pas fier non plus ! Pourquoi, et pour quoi faire, serais-je fier d’être français ? Je pourrais, pourquoi pas, être fier d’avoir accompli ceci ou cela, oui, même ce peu-là, mais être fier d’être français. Franchement, entre nous, n’est-ce pas un tantinet incongru ? Psychanalytiquement préoccupant ? Oh bien sûr, je l’avoue, j’eus comme une érection vaguement patriotique quand, et pour la première fois, l’équipe de France, celle de football, remportait en 1984, son premier titre ! Mais quand l’autre équipe, celle de Sarkozy, refile des rafales aux brésiliens, ma foi, dois-je, la queue basse, faire acte de contrition tant, oui, je le confesse, je ne sens, là, aucunement vibrer une quelconque fibre nationale ?

Et si tu évoques ou me parles de République, je t’énumère, derechef, les noms de celles et ceux qui sont morts pour elle. Encore une fois, ce ne sont pas tes fils. Et pourtant, tu oses, toi, nous demander, à nous, ce que c’est d’être français et la fierté de l’être ? Toi qui refuses toujours, obstinément, de payer dignement ceux, sénégalais, kabyles ou marocains, qui se sont battus pour la France, notre pays ?

282655522.jpgNon, je ne suis pas fier d’être français, je suis né français. Mais si d’aventure - et j’en suis fort marri - je devais en avoir honte, c’est à toi que je le devrais. Toi qui récite Pétain. Qui Lepénise nos fils et nos compagnes. Qui insulte et maltraite la Terre qui m’a vu naître. Cette Terre que j’aime, malgré tout, malgré toi.

Et si tu me parles de Moulin ou de ses ancêtres, je te répondrais, Joffrin, qu’ils ne sont pas morts pour la France, ou pour une je-ne-sais-quelle identité nationale, non, ils sont morts pour la liberté !

Et la liberté, par définition, n’a pas de nation, de patrie ou de drapeau ! La liberté, c’est un chant. Un hymne, sa prison.

Avant d’être français, je suis libre. Libre de choisir mes liens, mes contraintes et mon fardeau. Libre, entends-tu ? Je suis libre et de l’être, je ris. Je suis librairie. Camus, Villon, La Boétie.4413_1147915664527_1426627311_30409973_3766703_n.jpg

Et si tu me dis que cette liberté, je la dois, entre autres, à Moulin, ses ancêtres, j’en conviens. Mais puisqu’ils sont morts moins pour l’idée d’une nation que pour sauver la liberté, qu’est-ce que tu viens m’emmerder avec ta prison d'identité nationale ?

Ce n’est pas la nation qui fait l’identité, ni nos identités qui font une nation. Et nous ne sommes pas plus français que nous n’étions, hier, tous des américains ou des juifs allemands. Nous sommes, identitairement, au delà les nations. Et fiers de l’être.

Avant d’être d’une nation, je suis un être humain.

Or donc, voilà LA question, la seule qui vaille : Qu’est-ce que c’est, être humain, aujourd’hui ?

 

Article rédigé par Philippe Sage sur son blog ...

 

12.11.2009

Ces espèces qui nous menacent 2/3

2 ème épisode sur quelques un de ces animaux et ces plantes qui, bien que nous les pensions inoffensifs, cachent bien leur jeu et s'avèrent être réellement nuisibles à notre environnement et donc à nous-mêmes.

Nota : article réalisé grace à des informations trouvées sur internet ...

 

******************************

 

 

L'écrevisse de Louisiane

 

L'écrevisse de Louisiane.jpgColonisatrice des cours d'eau et des étangs, l'écrevisse de Louisiane est un monstre : elle peut mesurer jusqu'à 20 cm, creuser des galeries de 2 m grâce à ses immenses pinces et son taux de reproduction dépasse les 700 œufs par an ! Importée d'Amérique il y a plus d'un siècle, elle a été ramenée en France dans les années 70 pour faire face à la baisse de production de l'écrevisse locale. Résultat : cette espèce prédatrice très agressive l'a non seulement fait disparaître, mais elle s'est attaqué à d'autres poissons et amphibiens dont l'existence est aujourd'hui sérieusement menacée. En France, la population d'écrevisses de Louisiane est telle qu'en Gironde et dans les marais des bords de la Garonne, il y aurait deux ou trois tonnes de spécimens par hectare !

 

Le varroa

 

Le varroa.jpgIl mesure 1,5 mm de long et à peine 2 mm de large, ressemble à un petit crabe aplati recouvert de soies avec des pattes très courtes. Le portrait-robot de cet acarien semblerait inoffensif si le "varroa destructor" n'était responsable de la mort de milliers d'abeilles chaque année. Ce minuscule parasite importé par mégarde d'Asie dans les années 50 a envahi l'Europe entière provoquant des pertes économiques importantes en apiculture. Car si l'abeille asiatique ne craint pas cet acarien, ses cousines françaises ne savent pas s’en défendre et meurent en quelques semaines. Le cycle de vie du varroa est en effet directement lié à la vie de la ruche. Transporté par des abeilles ou des faux-bourdons, la femelle pond ses œufs dans une cellule occupée par une larve d'abeille. Les larves se nourrissent alors de la nourriture apportée à la larve et, parvenues à l'âge adulte en 7 à 9 jours, elles s'attaquent à l'abeille.

 

L'ibis sacré

 

L'ibis sacré.jpgEchappés d'un parc animalier du Morbihan en 1994, des ibis sacrés ont peu à peu colonisé l’ensemble du littoral atlantique, de la Gironde au Finistère. Composée de quelques dizaines d'individus, la population d'ibis a rapidement augmenté provoquant de sérieuses menaces sur l'écosystème, notamment en raison de la prédation des ibis sur des espèces oiseaux protégées. Plusieurs cas d’attaque de colonie de sternes et de guifettes noires ont ainsi été relatés sur la côte atlantique, l'ibis n’hésitant pas à manger les œufs ou les jeunes en les chassant de leurs nids. A l'heure actuelle, la population d'ibis s’élève à environ 5 000 individus établis dans l’ouest de la France. Mais la côte méditerranéenne subit actuellement le même phénomène de colonisation, à partir d’un autre parc zoologique.

 

 

******************************

 

 

 

La fin au prochain numéro …

 

11.11.2009

Le Dormeur du Val

Le dormeur du val

Arthur Rimbaud (1854-1891)

 

2037521792.jpgC'est un trou de verdure où chante une rivière,

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

 

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

 

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

Nature, berce-le chaudement : il a froid.

 

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,

Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

39953.jpg

10.11.2009

Ces espèces qui nous menacent 1/3

Je vous propose une petite série de 3 épisodes sur quelques un de ces animaux et ces plantes qui, bien que nous les pensions inoffensifs, cachent bien leur jeu et s'avèrent être réellement nuisibles à notre environnement et donc à nous-mêmes.

Nota : article réalisé grace à des informations trouvées sur internet ...

******************************

 

L’introduction malencontreuse de plantes et d’animaux exotiques est la première cause de disparition des espèces. La menace qui pèse sur notre patrimoine naturel, si nous n’y prenons pas garde, est réelle. Quels risques font courir à l'environnement des espèces invasives dites "allochtones", comme la perche soleil, la grenouille taureau, l'ibis sacré ou le ragondin ?

 

Le ragondin

 

ragondin.jpgOriginaire d'Amérique du Sud, le ragondin est apparu en 1870 en France, importé pour le commerce de sa fourrure. Parfaitement adapté au climat tempéré et ne connaissant aucun prédateur, la population de ce rongeur herbivore a connu une croissance exponentielle, atteignant 400 000 individus aujourd'hui. Mais l'animal, qui peut mesurer 1 m pour 10 kg, cause de sérieuses nuisances. Le ragondin utilise en effet les berges des marais et des canaux pour construire son terrier, ce qui accélère leur érosion et diminue leur résistance aux inondations. L'appétit vorace du ragondin menace également les espèces végétales aquatiques. En France, le rongeur est inscrit sur la liste des animaux "nuisibles" et fait l'objet d'une lutte intensive dans les zones agricoles situées entre les Pays-Bas et la région parisienne.

 

La grenouille taureau

 

La grenouille taureau.jpgOriginaire des Etats-Unis, la grenouille taureau porte bien son nom : les plus gros spécimens peuvent mesurer jusqu'à 30 cm et peser 1 kilo ! Dans l'Hexagone, la grenouille taureau a été introduite en 1968 en Gironde à partir de quelques couples ramenés par un voyageur revenant d'Amérique pour son étang privé. Elle s'est ensuite répandue en Dordogne, en Charente et dans les Landes. Sans prédateur passé l'âge adulte et avec un taux de reproduction élevé (une femelle peut pondre jusqu’à 25 000 œufs), la grenouille taureau représente une menace sérieuse pour l'écosystème. Non seulement l'animal est cannibale et s'attaque aux rainettes (dont la population a considérablement diminué), mais il est si vorace qu'il se nourrit de poules d'eau, de tortues et même d'oiseaux !

 

L'algue tueuse

 

L'algue tueuse.jpgSurnommé "algue tueuse", la "Caulerpa taxifolia" est une algue verte d'origine tropicale présente en Australie, en Amérique centrale et sur les côtes africaines. Echappée du musée océanographique de Monaco en 1984, cette algue s'est répandue en quelques années dans le bassin méditerranéen. Elle occupe actuellement plus de 8 000 ha de rivages en France, en Italie, en Croatie, en Espagne, aux Baléares et en Tunisie. Même si elle n'est pas toxique, la "Caulerpa taxifolia" est tellement envahissante qu'elle prend le pas sur les autres espèces de la flore marine. Elle menace notamment les herbiers de posidonie, des plantes qui forment le principal écosystème de la Méditerranée.

******************************

La suite au prochain numéro …

 

 

09.11.2009

Apprivoise-moi

Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry

Chapitre XXI

  

 

C’est alors qu’apparut le renard :

·                Bonjour, dit le renard.

·                Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien.

·                Je suis là, dit la voix, sous le pommier...

·                Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…Petit_Prince.jpg

·                Je suis un renard, dit le renard.

·                Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

·                Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

·                Ah ! pardon, fit le petit prince.

 

 

Mais après réflexion, il ajouta :

·                Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

·                Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?

·                Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

·                Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

·                Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?

·                C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « Créer des liens… »

·                Créer des liens ?

·                Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

·                Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…

·                C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…

·                Oh ! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince.

 

 

Le renard parut très intrigué :

·                Sur une autre planète ?

·                Oui.350px-Planete.jpg

·                Il y a des chasseurs sur cette planète-là ?

·                Non.

·                Ça, c’est intéressant ! Et des poules ?

·                Non.

·                Rien n’est parfait, soupira le renard.

 

 

Mais le renard revint à son idée :

·                Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu a des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

 

 

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

·                S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.

·                Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

·                On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

·                Que faut-il faire ? dit le petit prince.

·                Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…

 

 

Le lendemain revint le petit prince.

·                Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai ; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur… il faut des rites.

·                Qu’est-ce qu’un rite ? dit le petit prince.

·                C’est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu’à la vigne. Si les chasseurs dansaient n’importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n’aurais point de vacances.

 

 

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :

·                Ah ! dit le renard… je pleurerai.

·                C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…

·                Bien sûr, dit le renard.

·                Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.

·                Bien sûr, dit le renard.

·                Alors tu n’y gagnes rien !Depart.jpg

·                J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

 

 

Puis il ajouta :

·                Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret.

 

 

Le petit prince s’en fut revoir les roses.

·                Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

 

 

Et les roses étaient bien gênées.

·                Vous êtes belles mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe, Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

 

 

Et il revint vers le renard :

·                Adieu, dit-il…

·                Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

·                L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

·                C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

·                C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.

·                Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l’oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose…

·                Je suis responsable de ma rose… répéta le petit prince, afin de se souvenir.

 

 

Couche_dans_l_herbe.jpg